J’ai emporté la brume et les embruns, le silence
Alors est venu troubler cette solitude.
Les palpitations lentes, haletantes, inquiétantes
De la mer soulagée, irradiée de violence.
Noyée dans ta perfide absence, déchirure
Trop profonde abandonnée par l’espoir,
Insoumise aux remords inutiles, l’abcès
Transpercé vous éloigne, ici je vais rester...
Arides ces sillons creusés dans ma mémoire,
Dans ces minces tranchées je voudrais entrevoir
Le temps d’un souvenir, la force de la foi
Si souvent galvaudée à présent, quel effroi!
Ainsi de tant de jours vécus à l’imparfait
S’illuminent parfois des rires et des mots.
Je me manque à moi-même, avilit et surfait,
Silencieuse, immobile : il eut fallut que j’aime...