Sander embarque sur le nouveau navire, sans même lancer un bonjour a l’équipage ou ne serait ce qu’un hochement de tête qui arborait habituellement son large sourire communicatif. Même Bangalahs le voyant arrive ainsi,n’insista pas, et préféra retourner dans son sommeil plutôt que d’affronter l’humeur de son maître. Dans la cabine, il regarda quelques instant les chutes d’étoffes de soie blanche de la grande robe qu’ils avaient confectionnée la veille. D’un geste de la main il balaya la table avec violence. Un courant d’air provoqué par une fenêtre encore ouverte fit voleter un petite pièce de tissus qui vient se poser juste sur ses pieds. Lâchant un soupir, il se baissa pour la ramasser et s’appuya les bras croisé sur le rebord. Devant l’océan qui s’tendait devant lui, Sander caressa du pouce l’étoffe qu’il avait dans la main, un goût d’amertume dans la bouche.